Maria Valtorta

Maria Valtorta naît le 14 mars 1897 à Caserte, au nord de Naples. Son père, aimant et d’une grande piété, est sous-officier de cavalerie, ce qui fait que la famille se déplace suivant ses affectations. Sa mère, professeur de français et agnostique sévère, n’aime pas sa fille car elle ne peut remplacer un fils mort prématurément. Maria est mise en nourrice et quasiment abandonnée par sa mère.

En 1917, lors de la Première Guerre mondiale, Maria Valtora s’enrôle comme infirmière à l’hôpital militaire de Milan. En 1920, un délinquant la frappe violemment dans la région lombaire avec une barre de fer, ce qui est à l’origine d’une infirmité croissant au fil des années. À partir de 1921, elle est également sujette à des phénomènes psychique. En 1924, établie avec ses parents à Viareggio, sur la côte toscane.

En 1935, année de la mort de son père, elle rencontre Marta Diciotti qui devient sa meilleure amie et l’assiste jusqu’à sa mort. En 1943, elle devient définitivement grabataire et débute à partir de cette année la rédaction de ses visions et de paroles intérieures surabondantes, les « dictées », qu’elle affirme écrire « sous la dictée du Saint-Esprit »

‘L’oeuvre de Maria Valtorta

Écrites sans aucunes ratures, les milliers de pages manuscrites relatent, dans un style vivant et passionnant, les actes et les enseignements de Jésus au cours de ses trois années de vie publique, et les scènes de son enfance.   

Plus surprenant : l’authenticité des milliers de détails historiques, botaniques, archéologiques, astronomiques, … (19 930 au 31/12/22) ont été vérifiés par différents travaux d’experts.

L’œuvre de Maria Valtorta ne raconte donc pas et ne peut pas raconter un nouvel Évangile. Elle le dit clairement : elle l’illustre. Une référence constante à la Bible et aux textes fondamentaux de l’Église permet au lecteur de le discerner et le vérifier par lui-même.       

L’annonciation :

 Voici ce que je vois : Marie, adolescente – quinze ans tout au plus, se tient dans une petite pièce rectangulaire…Elle file du lin très blanc et doux comme de la soie. Ses petites mains, à peine moins claires que le lin, font tourner agilement le fuseau…- Marie se met à chantonner à voix basse, puis hausse un peu le ton. Sans être un chant à haute voix, c’est déjà une voix qui vibre dans la petite pièce et l’on sent vibrer son âme. Je n’en comprends pas les paroles, ce doit être de l’hébreu. Mais comme elle ré pète de temps en temps : «Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré, peut-être d’un psaume…

  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 16.3 – La tenture bouge plus fort, comme si quelqu’un faisait un courant d’air par derrière ou la tirait pour l’écarter. Une lumière aussi blanche qu’une perle associée à de l’argent pur éclaire les murs… Dans la lumière, … l’archange se prosterne.

Nécessairement, il lui faut prendre une apparence humaine, mais elle transcende l’humain. De quelle chair est formée cette figure superbe, éclatante ? De quelle substance Dieu l’a-t-il matérialisée pour la rendre perceptible aux sens de la Vierge ? Dieu seul peut posséder de telles essences et les utiliser de manière aussi parfaite. Ce sont bien un visage, un corps, des yeux, une bouche, des cheveux et des mains comme les nôtres, mais sans notre matière opaque. C’est une lumière qui a pris la couleur de la chair, des yeux, des cheveux, des lèvres, une lumière qui bouge, sourit, regarde et parle.     

«Je te salue, Marie, pleine de Grâce, je te salue ! 

La Vierge tressaille et baisse les yeux. Elle tressaille encore plus lorsqu’elle voit cet être éclatant agenouillé à un mètre d’elle environ, les mains croisées sur la poitrine, qui la regarde avec une infinie vénération. 

Marie se dresse sur ses pieds et se serre contre le mur. Elle pâlit et rougit tour à tour. Son visage exprime stupeur et effroi. Inconsciemment, elle serre les mains sur son sein et les rentre dans ses longues manches. 

«Non, ne crains pas. Le Seigneur est avec toi ! Tu es bénie entre toutes les femmes.» 

 «Ne crains pas, Marie, répète l’archange. Je suis Gabriel, l’ange de Dieu. Mon Seigneur m’a envoyé à toi. Ne crains pas, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Tu vas concevoir un fils dans ton sein, tu l’enfanteras et tu lui donneras le nom de “Jésus”. Il sera grand, on l’appellera Fils du Très-Haut (ce qu’il sera effectivement) ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père, il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. Toi, la sainte Vierge bien-aimée du Seigneur, sa fille bénie, toi qui es appelée à être la mère de son Fils, comprends quel Fils tu vas engendrer.

…Ce n’est pas par l’action d’un homme que tu seras mère, Marie. Tu es la Vierge éternelle, la Sainte de Dieu. L’Esprit Saint descendra en toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi celui qui naîtra de toi sera dit saint et Fils de Dieu. Tout est possible au Seigneur notre Dieu. Elisabeth, la femme stérile, a conçu dans sa vieillesse un fils qui sera le prophète de ton Fils, celui qui lui préparera le chemin. Le Seigneur a levé son opprobre et son souvenir restera uni à ton nom parmi les peuples, comme le nom de son enfant à celui de ton Fils saint ; jusqu’à la fin des temps, les nations vous diront bienheureuses en raison de la grâce du Seigneur qui vous a été accordée, et tout spécialement à toi, ainsi qu’aux nations par ton intermédiaire. Élisabeth en est déjà à son sixième mois, et le poids qu’elle porte fait monter en elle la joie, et plus encore quand elle connaîtra la tienne. Rien n’est impossible à Dieu, Marie, pleine de grâce. Que dois-je dire à mon Seigneur ? Qu’aucune pensée ne te trouble. Il veillera sur tes intérêts si tu lui fais confiance. Le monde, le ciel, l’Eternel attendent ta réponse !» 

À son tour, Marie croise les mains sur sa poitrine, s’incline profondément, et dit :        

«Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon sa parole.»

La visitation :

Je suis dans un pays montagneux. Ce ne sont pas de hautes montagnes mais ce ne sont plus des collines. … Marie gravit avec sa monture un chemin en assez bon état… Je ne sais si c’est Hébron… Elle sonne à une maison au milieu du pays, une des plus belles de la ville… Marie arrive au pied de l’escalier en même temps qu’Elisabeth sa cousine. Elle la reçoit sur son coeur avec une vive allégresse. Elisabeth regarde Marie et lui dit : “Bénie es tu parmi toutes les femmes… Comment ai je pu mérité que vienne à moi, ta servante, la Mère de mon Seigneur ?

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